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Mettre son menu de restaurant en QR code sans faire d'erreur

Une main tient un smartphone affichant un menu au-dessus d'une table de restaurant garnie de plats

Statique ou dynamique, PDF ou page mobile, réservation et avis Google : comment mettre la carte de votre restaurant en QR code sans perdre de clients.

Mardi midi, une brasserie près de la gare. Le serveur pose un petit chevalet sur la table : un QR code, rien d'autre. On scanne, et le téléphone télécharge un PDF de plusieurs mégaoctets, la carte d'été, alors qu'on est en novembre. Le plat du jour est écrit à la craie sur l'ardoise derrière le comptoir. Personne n'a voulu mal faire, mais tout est raté : on attend, on zoome, on cherche, et on finit par demander la carte papier.

Le QR code de menu est devenu banal dans les restaurants, et c'est justement pour ça qu'on le bâcle. Voici ce qu'on voit le plus souvent sur le terrain, et comment faire mieux sans y passer des heures.

Statique ou dynamique, la seule question technique qui compte

Un QR code statique contient directement l'adresse de destination. Une fois imprimé, il pointe vers cette adresse pour toujours. Si votre fichier s'appelle carte-ete.pdf et que vous le supprimez de votre site, chaque code posé sur chaque table mène à une page d'erreur.

Un QR code dynamique contient une adresse courte qui redirige vers la destination de votre choix. Vous changez la destination dans votre compte, le code imprimé reste le même. Pour un restaurant, c'est presque toujours le bon choix, parce qu'une carte bouge : les saisons, les prix, un fournisseur qui ne livre plus, un plat qui ne prend pas et qu'on retire au bout de deux semaines.

Le statique a un seul avantage : il ne dépend d'aucun service. Si vous êtes certain que l'adresse ne changera jamais, la page d'accueil de votre site par exemple, il fait l'affaire. Pour un menu, nous le déconseillons.

Le PDF, fausse bonne idée

La plupart des restaurateurs ont déjà leur carte en PDF, envoyée par l'imprimeur ou faite sur Canva. Le réflexe est de la mettre en ligne et de générer un QR code dessus. Ça fonctionne, mais l'expérience est médiocre :

  • le fichier est souvent lourd, et le réseau en salle n'est pas toujours bon, surtout en sous-sol ;
  • la mise en page est pensée pour une feuille A4 ou A3, donc il faut zoomer et faire glisser l'écran dans tous les sens ;
  • certains téléphones ouvrent le PDF dans une application à part, d'autres le téléchargent sans l'afficher ;
  • changer un prix oblige à refaire le fichier, le remettre en ligne et vérifier que l'adresse n'a pas changé.

Une page pensée pour le mobile règle tout ça. Le texte s'adapte à la largeur de l'écran, les catégories se lisent en faisant défiler, et une modification prend une minute. Si vous tenez au PDF, pour une carte des vins très longue par exemple, proposez-le en lien secondaire, pas comme première chose que le client voit.

Ce que la page du menu peut contenir en plus

Le client qui scanne votre code est assis, il a le temps, il a son téléphone en main. C'est le bon moment pour lui montrer deux ou trois choses utiles, à condition de ne pas transformer la page en catalogue.

La carte, d'abord

Elle doit apparaître tout de suite, sans écran d'accueil ni vidéo de présentation. Entrées, plats, desserts, boissons, avec les prix. Indiquez les allergènes, ou au moins une phrase invitant à demander au personnel. Le plat du jour mérite sa place en haut s'il change souvent : c'est la ligne que les clients cherchent en premier.

La réservation

Le client qui a bien mangé revient. Un lien vers votre outil de réservation, ou simplement votre numéro de téléphone cliquable, lui évite de chercher votre nom sur Google la prochaine fois. C'est aussi utile pour le code collé sur la vitrine, scanné par des passants à 15 h quand la cuisine est fermée.

Les avis Google

Placez le lien vers votre fiche Google en bas de la page, avec une phrase simple du genre « Vous avez aimé ? Un avis nous aide beaucoup ». Pas au début : on ne demande pas un avis à quelqu'un qui n'a pas encore commandé. Les avis arrivent souvent le soir même, une fois les clients rentrés chez eux : le lien est resté ouvert sur leur téléphone.

Le reste, avec modération

Instagram, les horaires, la privatisation de la salle pour les groupes : oui, si c'est utile à vos clients. La newsletter, la page « notre histoire » et cinq réseaux sociaux : probablement pas. Chaque lien en plus éloigne un peu le client de la carte.

C'est le principe d'une page lien en bio : une page mobile simple, avec la carte et les quelques liens qui comptent, que vous pouvez utiliser à la fois dans votre bio Instagram et derrière votre QR code.

Bien imprimer le code

Un bon QR code mal imprimé ne sert à rien. Sur une table, visez au moins 2 à 3 centimètres de côté, davantage sur une vitrine ou une affiche qu'on scanne de loin. Laissez une marge blanche autour du code. Évitez le papier brillant sous un spot, les reflets empêchent la lecture. Et ajoutez une phrase à côté : « Scannez pour voir la carte » suffit. Sans elle, une partie des clients ne comprend pas à quoi sert ce carré noir et blanc.

Testez avec plusieurs téléphones avant de lancer l'impression, dont un vieux modèle Android, et faites-le dans la salle, pas dans votre bureau. Nous avons détaillé les autres pièges dans notre article sur les erreurs de QR code sur les flyers : la plupart s'appliquent aussi aux chevalets de table.

Le QR code ne remplace pas la carte papier

Un point sur lequel on a un avis tranché : gardez quelques cartes papier. Certains clients n'ont pas leur téléphone sur eux, d'autres n'ont plus de batterie, d'autres n'aiment simplement pas commander en regardant un écran. Un restaurant de quartier qui impose le tout-numérique perd en convivialité ce qu'il gagne en impression.

Le code est un complément. Il permet d'avoir une carte toujours à jour, de montrer des photos des plats si vous en avez de bonnes, d'ajouter une version anglaise pour les touristes sans réimprimer quoi que ce soit, et de glisser les liens de réservation et d'avis. C'est déjà beaucoup.

Savoir si le code est vraiment utilisé

Un avantage peu connu du QR code dynamique : chaque scan passe par l'adresse courte, ce qui permet de les compter. Vous voyez combien de clients scannent et, dès l'offre Premium, à quelle heure et sur quel type de téléphone. Si vous faites pointer le code des tables et celui de la vitrine vers deux smartlinks différents, vous pouvez comparer les deux.

Ça répond à des questions très concrètes. Le code de la terrasse est-il scanné ? Si presque personne ne l'utilise, il est peut-être trop petit, mal placé, ou vos clients préfèrent la carte papier. Celui de la vitrine est-il scanné le dimanche, jour de fermeture ? Alors mettez vos horaires et votre lien de réservation bien en évidence sur la page.

Par où commencer

Si vous partez de zéro, l'ordre le plus simple est celui-ci. Créez d'abord la page avec la carte, la réservation et le lien vers les avis. Vérifiez-la sur votre propre téléphone, en salle, avec le réseau réel. Générez ensuite un QR code dynamique qui pointe vers cette page, puis imprimez une petite série de chevalets pour tester pendant une semaine avant de commander en quantité.

Avec Allinks, la page et les QR codes dynamiques se gèrent au même endroit : quand la carte d'hiver remplace celle d'automne, vous modifiez la page et les codes déjà imprimés suivent. La page est gratuite et sans publicité, ce qui compte quand on la montre à ses clients. L'offre gratuite comprend déjà 5 QR codes dynamiques, assez pour les tables, la vitrine et le comptoir ; Premium monte à 50.

Pour voir ce que ça donne avec votre propre carte, vous pouvez créer une page gratuitement.

Photo : abillion sur Unsplash

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