Pourquoi utiliser votre nom de domaine pour votre lien en bio : confiance, mémorisation, indépendance. Choisir entre .fr et .com, coûts et mise en place.
Claire coud des vestes en lin dans un petit atelier lyonnais. Pendant deux ans, son lien en bio Instagram ressemblait à une adresse générique suivie de son pseudo, avec un tiret et un chiffre parce que son nom était déjà pris. Le jour où elle a dû le dicter au téléphone à une cliente, elle s'y est reprise trois fois. Elle a fini par acheter claire-atelier.fr, et depuis, elle le dit une fois et on le retient.
C'est tout l'intérêt d'un nom de domaine sur une page lien en bio. Ce n'est pas un caprice de graphiste. C'est une adresse qui vous appartient, que vous pouvez écrire sur une carte de visite, une étiquette ou une vitrine sans avoir l'impression de faire de la publicité pour quelqu'un d'autre.
Ce qu'une adresse à votre nom apporte
La confiance, d'abord
Quand quelqu'un découvre votre page depuis une story, il n'a que quelques secondes pour décider s'il continue. Une adresse à votre nom rassure. Elle dit que vous existez en dehors du réseau social, que vous avez pris le temps de poser quelque chose de stable. Pour un artisan, une thérapeute ou un coach sportif qui encaisse des réservations, ce détail compte plus qu'on ne le pense. Les gens hésitent moins à laisser leur e-mail ou à payer un acompte sur une adresse qui porte le nom de la personne qu'ils viennent de suivre.
La mémorisation
Un nom de domaine court se retient. On peut le dire à voix haute dans un podcast, l'afficher à la fin d'un concert, le glisser dans une conversation au marché. Essayez de dicter une adresse avec un sous-dossier et un pseudo à rallonge : vous verrez la différence tout de suite.
L'indépendance
C'est l'argument le moins visible et pourtant le plus solide. Si un jour vous changez d'outil, un nom de domaine dont vous êtes titulaire part avec vous : vous le pointez ailleurs, et toutes les adresses imprimées, partagées ou enregistrées dans les favoris continuent de fonctionner. Ceux qui ont vu fermer un service qu'ils utilisaient depuis des années savent ce que ça vaut : leurs anciens liens menaient du jour au lendemain vers une page d'erreur, et il fallait tout remplacer à la main.
Point fr ou point com ?
La question revient à chaque fois. Honnêtement, pour une activité tournée vers la France, le .fr est souvent le meilleur choix. Il dit tout de suite où vous êtes, il est encore assez disponible pour trouver un nom court, et vos clients français le lisent sans y penser. Il est réservé aux personnes et aux entreprises établies dans l'Union européenne et dans quelques pays voisins, ce qui ne pose aucun problème si vous vivez ici.
Le .com garde l'avantage si vous vendez à l'étranger, si votre public est international ou si vous chantez en anglais et tournez hors de France. Il est aussi plus difficile de trouver un nom court et libre : la plupart des mots simples sont pris depuis longtemps.
Si les deux sont libres et que votre budget le permet, prendre les deux évite qu'un homonyme ne récupère l'autre. Mais ce n'est pas une obligation, et pour une boulangerie de quartier, le .fr seul suffit largement.
Quelques règles pour bien choisir le nom
Faites court. Évitez les tirets si vous pouvez, parce qu'à l'oral personne ne pense à les mettre. Oubliez les accents : techniquement possibles, ils compliquent tout pour vos visiteurs. Évitez aussi les chiffres qu'on peut écrire en lettres, sinon une partie des gens tapera « quatre » au lieu de « 4 ». Et prononcez le nom à voix haute devant quelqu'un qui ne le connaît pas : s'il vous demande comment ça s'écrit, cherchez encore.
Combien ça coûte vraiment
Un nom de domaine se paie à l'année. Chez Allinks, on peut en réserver un directement depuis son espace dès que l'on est abonné (offre Premium ou supérieure, hors période d'essai) : 19 € par an pour un .fr et 24 € par an pour un .com. Le domaine est facturé à part de l'abonnement et renouvelé chaque année au même prix, sauf hausse du tarif fixé par le registre. Notre équipe le configure pour vous sous 48 heures ouvrées : vous n'avez pas à toucher aux réglages techniques.
L'offre Premium elle-même coûte 5 € par mois, ou 36 € par an si vous payez à l'année, soit 3 € par mois. Elle retire aussi la mention Allinks en bas de page, ce qui va bien avec une adresse à votre nom : la page devient vraiment la vôtre. Si vous gérez plusieurs activités, l'offre Pro permet de connecter jusqu'à trois domaines. Le détail est sur la page des tarifs, et un essai gratuit de 14 jours permet de tester l'offre avant de payer (l'achat du domaine se fait ensuite, une fois abonné).
Un conseil qui vaut quel que soit l'outil : surveillez le renouvellement. Un domaine qui expire parce qu'une carte bancaire a changé, c'est une page qui disparaît, et le nom peut être racheté par quelqu'un d'autre. Mettez une alerte dans votre agenda un mois avant l'échéance.
Comment faire, étape par étape
Vous n'avez pas encore de domaine
C'est le cas le plus simple. Dans les réglages, rubrique domaine personnalisé, vous tapez le nom de votre marque et vous voyez les domaines disponibles avec leur prix. Vous choisissez, vous payez, et notre équipe enregistre et configure le domaine sous 48 heures ouvrées ; vous recevez un e-mail dès qu'il est en ligne. Il ne vous reste qu'à le choisir dans les réglages de votre page. Pas d'enregistrement DNS à recopier.
Vous avez déjà un domaine
Beaucoup de gens ont acheté un nom chez OVH, Ionos ou GoDaddy il y a des années, parfois sans jamais s'en servir. Vous pouvez le connecter. Deux situations :
- Le domaine ne sert à rien d'autre : votre page lien en bio s'affiche directement sur mon-nom.fr. Il faut ajouter un enregistrement de type A chez votre registraire.
- Le domaine porte déjà votre site : on utilise un sous-domaine, par exemple liens.mon-nom.fr, avec un enregistrement CNAME. Votre site ne bouge pas.
Allinks vous affiche les enregistrements exacts à ajouter. Vous les copiez dans l'espace DNS de votre fournisseur, puis vous cliquez sur « Vérifier mon DNS ». La mise à jour prend de quelques minutes à quelques heures ; nous activons ensuite le domaine et son certificat de sécurité sous 24 heures. En attendant, votre adresse affiche une page « Bientôt en ligne ». Ne vous inquiétez pas si rien ne se passe dans le premier quart d'heure : c'est normal. La procédure détaillée est dans le centre d'aide.
Ce qu'on oublie souvent de faire ensuite
Une fois le domaine actif, le travail n'est pas fini. Remplacez l'ancienne adresse partout : bio Instagram, TikTok, description YouTube, signature d'e-mail, fiche Google de votre commerce. Faites la liste avant de commencer, sinon vous retrouverez l'ancien lien six mois plus tard dans un coin oublié.
Profitez-en aussi pour vos liens courts. Avec un domaine connecté, vos smartlinks peuvent utiliser votre adresse, comme mon-nom.fr/soldes ou mon-nom.fr/concert. C'est beaucoup plus propre à afficher sur une affiche ou à dire dans une vidéo qu'une suite de lettres aléatoires. Vous trouverez plus de détails sur la page consacrée au domaine personnalisé.
Enfin, relisez votre page avec un regard neuf. Une adresse soignée attire l'attention sur ce qu'il y a derrière. Si votre page contient encore un lien vers une offre terminée ou un réseau que vous n'utilisez plus, c'est le moment de faire le ménage. Nous avons écrit un article sur ce qu'il faut mettre dans son lien en bio qui peut servir de liste de contrôle.
Est-ce que ça vaut le coup pour vous ?
Si vous publiez de temps en temps pour le plaisir, sans rien vendre, une adresse gratuite fait très bien l'affaire. Pas besoin de payer pour une page que trois amis consultent.
En revanche, si votre page sert à trouver des clients, à prendre des rendez-vous ou à vendre, le calcul est vite fait. Environ 55 € par an (l'offre Premium à 36 € par an et un .fr à 19 €) pour une adresse qui inspire confiance et qui se retient, c'est l'une des dépenses les plus rentables qu'on puisse faire pour une petite activité. Claire, elle, ne reviendrait pas en arrière.
Si vous voulez essayer, vous pouvez commencer par une page gratuite et passer au domaine quand vous serez prêt.
Photo : Vitaly Gariev sur Unsplash


